Christophe Colomb

Christophe Colomb

Christophe Colomb

Le portrait à la Renaissance
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Matière et technique: 
Miniature sur vélin
Origine et date: 
Espagne ?
Fin XVIe siècle
Artiste(s): 

Dimensions :

14,6 cm
11 cm

Ce portrait de Christophe Colomb a été réalisé près d'un siècle après sa mort et s'inspire d'une peinture italienne plus ancienne.

Ce type de miniature témoigne du goût des élites de la Renaissance pour les images d'hommes illustres souvent regroupées en collection.

La technique de la peinture sur vélin consiste à peindre sur un petit support dont la surface doit être naturellement blanche pour mieux faire ressortir les couleurs.

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Selon les conventions du portrait à la Renaissance, Christophe Colomb est représenté en buste et légèrement de trois quarts. Il est coiffé d’un chapeau noir aux bords relevés, vêtu d’une chemise blanche plissée et d’un pourpoint jaune à bandes de couleurs. L’expression décidée et le regard perçant dirigé vers le spectateur impose le respect. Cette miniature s’inspire d’un portrait peint par Sebastiano del Piombo près d'un siècle plus tôt et qui est devenu l’image quasi officielle du navigateur.

À la Renaissance, les élites aiment s’entourer des images de leurs proches et de personnages dont l’action et les qualités morales illustrent la grandeur humaine. La miniature réalisée en Espagne -  elle comporte une identification en espagnol - témoigne du regain d’intérêt pour ce personnage après plusieurs décennies d’oubli. Malgré l'importance de la découverte de l’Amérique, aucun monument à sa mémoire n’a été érigé de son vivant et le Nouveau Monde ne porte pas son nom mais celui d’un de ses successeurs, le navigateur italien Amerigo Vespucci.

À la fin de la Renaissance, la technique de la miniature si appréciée au Moyen Âge conserve son succès. Elle consiste à peindre sur un petit support dont la surface doit être naturellement blanche : le vélin, issu du traitement de la peau d’un veau, est souvent utilisé pour cette raison. Le dessin préparatoire est extrêmement précis. Il n’est jamais réalisé au crayon mais avec une aiguille en or, en argent ou en cuivre. La nature du support évite l’emploi de la peinture blanche et apporte de l’éclat aux autres couleurs, toujours posées en couches fines. Cette technique minutieuse est donc particulièrement adaptée au portrait.