Les constructeurs

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Les constructeurs

"Les Constructeurs" de Fernand Léger chez Renault
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Origine et date: 
1953
Artiste(s): 
1881
1955

Les Constructeurs, tableau monumental prêté à Flins par le musée national Fernand Léger de Biot, est l’aboutissement d’une série consacrée par Fernand Léger au monde du travail pour laquelle il a voulu créer une peinture monumentale, accessible à tous.

L’œuvre représente un immeuble en construction : structuré par les poutres métalliques qui paraissent monter vers l’infini, le tableau est mis en mouvement par l’utilisation de couleurs vives et contrastées.

Au cœur de la composition, Léger a placé six ouvriers qui construisent le monde moderne tel que Fernand Léger le rêvait.

Le musée national Fernand Léger de Biot, présente à Flins l’un des chefs-d’œuvre de sa collection : Les Constructeurs  de Fernand Léger (1881-1955).

Le tableau est l’aboutissement d’une série consacrée au monde du travail pour laquelle Léger a voulu créer une peinture monumentale, accessible à tous.

L’idée lui en a été inspirée par la vision d’un chantier après la Seconde Guerre mondiale : « des pylônes, à haute tension en construction. Penchés dessus, des hommes qui travaillaient. J’ai été frappé par le contraste entre ces hommes, l’architecture métallique, les nuages, le ciel. Ces hommes tous petits, comme perdus dans un ensemble rigide, dur, hostile.»

L’artiste en a tiré une série de dessins et de peintures, intitulée Les Constructeurs qui a été montrée à Paris en 1951 et exposée en 1953 dans les usines Renault de Boulogne-Billancourt.

L’œuvre représente un immeuble moderne en construction : les poutres métalliques qui s’élèvent vers le ciel semblent se poursuivre à l’infini. Pour représenter le métal, le peintre adopte une palette de couleurs fondée sur les contrastes : rouge, noir, blanc et jaune donnent à cette toile à la fois une structure forte et un dynamisme presque abstrait dans la partie droite. Les arêtes vives du métal, les barreaux des échelles, les cordes passent d’un niveau à l’autre et se détachent sur un ciel bleu animé de quelques nuages de passage. Cette étrange forêt de métal est habitée par six ouvriers : deux d’entre eux sont perchés en hauteur tandis qu’une équipe de quatre hommes s’est formée pour porter une poutrelle.

Malgré le caractère figuratif de ces personnages, malgré certains détails vestimentaires réalistes, Léger ne cherche pas à représenter l’exactitude du monde mais le monde tel qu’il le voit : moderne, dynamique, un monde mis en mouvement par l’homme du XXème siècle tel que le rêvait le peintre d’avant-garde.